Qu'il s'agisse d'une prise de notes oralisée ou d'un texte écrit mis en voix (un discours ou un concours d'éloquence par exemple), la correction de la langue ne sera pas tout à fait la même que dans une situation d'oral spontané (une conversation entre amis par exemple). L'oral spontané emploie volontiers le registre familier tandis qu'une présentation orale a davantage recours au niveau de langue courant.
En privilégiant le registre courant au registre familier vous montrerez à votre auditoire que vous prenez au sérieux la situation qui vous réunit.
Voici des tournures familières et, en regard, les tournures courantes à préférer :
1. Les connecteurs logiques :
2. Nous ou On ?
En français écrit, pour parler à la 1re personne du pluriel, on emploie le pronom « nous ». À l’oral, on a tendance à dire « on » par facilité, sans doute parce que les verbes à la 3e personne du singulier sont plus faciles à conjuguer. Lors d'une présentation orale, le « Nous » voire le « Je » seront plus élégants.
3. Mots entiers ou abrégés ?
Si le français parlé abrège régulièrement les mots, lors d'un exposé oral il
Les Français adorent réduire les longs mots pour parler plus vite. Voici quelques abréviations classiques :
4. La structure syntaxique de la phrase interrogative
En français écrit, pour poser une question, il faut inverser le sujet et le verbe tandis que dans un oral spontané on ne fait pas d’inversion. On garde la même structure qu’une phrase affirmative : sujet + verbe + complément. La seule différence avec l’écrit, c’est qu’on monte le ton (↗). Sinon, on utilise parfois la construction « est-ce que », même si ça alourdit quelque peu la phrase.
Par exemple, « Quand est-elle arrivée ? » se dira oralement « Il est arrivé quand ? » et « Est-elle accompagnée ? » se prononcera « Est-ce qu’elle est accompagnée ? »
Dans une situation d'exposé oral, une question en « Est-ce que » est tout à fait envisageable.
5. Le « ne » de la négation
Dans les conversations quotidiennes, l'adverbe « ne » de la disparaît de la négation. Néanmoins, vous pouvez le rétablir dans une situation de présentation orale.
6. Le pronom impersonnel « il »
À l’oral, surtout dans le registre familier, on supprime le pronom impersonnel « il » dans les expressions « il faut », « il fait » et « il y a ». Voici quelques exemples en français écrit et parlé :
Face à une assistance, il est plus élégant de prononcer clairement le pronom « il ».
7. Ajout de tics de langage
Essayez de réduire voire supprimer les tics de langage qui sont fréquents à l'oral.
Voici quelques tics de langage :
8. La prononciation des syllabes
- Le « e » final devant une consonne
Dans les pronoms et déterminants d’une syllabe (me, te, se, je, te, le, de), la voyelle finale « e » disparaît souvent à l'oral lorsque le mot suivant commence par une consonne.
Par exemple, « Si je te le dis » devient en français oral « Si j’ t’ l’ dis ». Même chose pour « Tu me mens » qui se prononce « Tu m’mens ».
Parfois, le « e » tombe à l’intérieur du mot.
Dans une situation d'oral face à un public, il est préférable d'articuler toutes les syllabes, sans exagération.
- La voyelle dans les pronoms personnels
A l'oral e du pronom « je » tombe devant une consonne : Je vais au lycée→ J’ vais au lycée
La lettre u du pronom « tu » s’élide souvent devant une voyelle à l'oral : Tu as faim ? → T’as faim ?
Le i du pronom « il » et « ils » tombe également souvent devant une consonne :
Face à un public, il est conseillé de faire entendre clairement le pronom personnel :
→ il comprend vite
→ ils jouent
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